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06 octobre 2011

Dimanche, je vote !

Avec le forfait de Jean-Louis Borloo, l'annonce de la candidature de Corinne Lepage et bien évidemment les primaires socialistes, ce début octobre se révèle fertile et sera sans doute décisif. 

Je ne m'étendrai pas sur le premier évènement. En France, le "centre" est l'alibi social de la droite, et finit toujours par lui faire allégeance. 

La candidature de Corinne Lepage a soulevé beaucoup de critiques, y compris et surtout dans la famille écologiste. Ceux qui y verraient la manifestation d'un ego démesuré se tromperaient pourtant lourdement. En se présentant à nouveau, Corinne Lepage prend un risque dont elle est parfaitement consciente : celui d'un score médiocre qui la fragiliserait et qui fragiliserait Cap 21.

Mais surtout, elle relève un défi : celui de répondre à une prise de conscience nouvelle, à une aspiration citoyenne pour un projet de société à la fois audacieux et réaliste, qui, en dehors de toute idéologie, sache concilier redressement économique et protection de l'environnement, équité sociale et liberté d'entreprendre. Ni le programme du PS, ni celui d'Europe Ecologie ne correspondent pour l'instant à ces exigences. Manque de créativité pour le premier. Excès de dogmatisme pour le second.   

En tant que militante Cap 21, je reviendrai bien entendu régulièrement sur tous les aspects de son programme dans les semaines et les mois qui viennent. En Corinne Lepage pourra compter sur mon entier soutien tout au long de sa campagne.

Cet engagement ne m'empêchera pas d'aller voter, dimanche, pour les primaires socialistes. Pourquoi ? Parce que la politique brutale, méprisante et xénophobe menée par l'UMP a profondément modifié la donne politique de notre pays. Bon gré mal gré, tous ceux qui sont choqués par cette politique se retrouvent aujourd'hui unis dans l'opposition et dans la défense de ces valeurs qui sont piétinées chaque jour : liberté, égalité, laïcité, solidarité... Des valeurs qui ne sont pas la propriété exclusive de "la gauche", mais qui seront portées, au second tour, par le candidat socialiste.

A nous, donc, de choisir le ou la candidate qui se rapproche le plus de notre sensibilité - en ce qui me concerne, le ou la candidate la plus à même d'écouter le projet de Cap 21 et de reprendre à son compte certaines de ses propositions-. 

 

L'alternance tant attendue aura lieu à deux conditions : en premier lieu, si l'offre politique présente au premier tour est suffisamment diversifiée et de qualité pour lutter contre l'abstentionnisme et la tentation des extrêmes. En second lieu, si le candidat dit "de gauche" arrive à rassembler non seulement sa famille politique, mais aussi les suffrages des écologistes et des démocrates. C'est dire à quel point le choix de dimanche est absolument crucial, et à quel point il serait stupide de le bouder, sous prétexte que le casting ne serait pas idéal.  


04 octobre 2011

Dexia plonge... et Jerphanion alors ?

2490661.jpgNous apprenons ce matin que la banque euroépenne Dexia -celle là même qui a plombé les finances de nombreuses collectivités à l'aide d'emprunts toxiques- risque d'être la première victime européenne de la crise financière. Pour le Figaro comme pour La Croix, l"établissement irait droit vers la liquidation ; pour le Point, il pourrait faire l'objet d'une vente à la découpe.

La plupart des Garennois ignorent sans doute que cette situation aura sans doute des conséquences directes sur notre commune. Non pas à cause d'emprunts douteux, mais en raison d'une opération non moins hasardeuse qui avait conduit notre maire, Philippe Juvin, à faire appel à un partenariat public-privé pour construire la nouvelle école élémentaire Jean-Jerphanion. 

En effet, Philippe Juvin et la majorité municipale ont choisi de confier à Dexia la construction et l'entretien de cet équipement public, dont Dexia reste propriétaire aux termes d'un bail emphytéotique de 23 ans, moyennant un loyer annuel de 822 427 euros. Ne cherchez pas, j'ai fait le calcul pour vous : cela fait un total de 18,9 millions d'euros, un peu cher pour une école d'une capacité maximum de 250 élèves... 

Bon, à ce prix là, on peut toujours se dire que ce n'est pas notre commune qui est responsable de la faillite de Dexia. Par contre, elle risque bien évidemment d'en payer les pots cassés. Si Dexia fait faillite, que deviendra l'école Jean-Jerphanion ? Sera t-elle cédée à un repreneur quelconque ? Vendue aux enchères ? La question est choquante, mais juridiquement pertinente. En raison du choix idéologique effectué par notre municipalité il y a quelques années, cette école de quartier n'est pas un équipement public comme un autre. C'est un actif dans une société en faillite... un bien pris dans la tourmente de cette crise qui a, au moins, le mérite de mettre cruellement en lumière les limites de l'ultralibéralisme. 

27 septembre 2011

Grève des enseignants : attention à la confusion des genres...

La journée de revendication commune entre les enseignants du public et ceux du privé peut a priori sembler fort sympathique. Oecuménique, en quelque sorte. C'est en tout cas l'objectif recherché par l'école privée, sur qui sont braqués tous les feux des projecteurs, et qui, on peut déjà l'affirmer à la lecture des journaux de ce matin, sortira grande gagnante de cette journée d'action qui n'est autre qu'une habile opération de communication.

Objectif : dénoncer les récentes supressions de poste dans le secteur privé pour nous faire croire que désormais, école publique et école privée seraient logées... et maltraitées à la même enseigne. Ce qui est bien évidemment faux. Il faut rappeler les chiffres  : pour le privé (environ 20 % des effectifs), 1633 suppressions de postes à la rentrée 2011, et un peu moins sur les 5 dernières années. Pour le public, 13 767 postes supprimés à la rentrée, qui s'ajoutent à plus de 60 000 perdus depuis 2006.  La différence de traitement est donc manifeste ! 

Mais surtout, au-delà de ces chiffres, la manifestation commune d'aujourd'hui tend à accréditer l'idée qu'il existerait un seul et unique service public de l'éducation, auquel participerait l'école privée, à 90 % catholique. C'est d'ailleurs le discours du ministre de l'éducation, Luc Chatel, qui n'hésitait pas à déclarer le 23 septembre dernier : "l'enseignement privé sous contrat fait partie du service public"...

Une telle idée est évidemment tendancieuse : on ne peut pas faire l'amalgame entre l'école de la république, gratuite et laïque, et l'école privée, payante et confessionnelle. A moins de considérer que le principe de laïcité est désormais caduc. 

 
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