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24 novembre 2009

Grippe A : faire vacciner nos enfants, ou pas ?

Au moment où débute la campagne de vaccination dans les établissements scolaires,  les parents que nous sommes sont confrontés à un terrible dilemne : faut-il céder au discours officiel, très culpabilisant, et faire acte de citoyenneté en vaccinant nos enfants, non seulement pour les protéger, mais aussi pour protéger leurs petits camarades ? Ou bien devons-nous écouter nos doutes, à la fois sur la gravité de l'épidémie et sur l'innocuité de vaccins qui, d'après l'aveu même des autorités, ont été élaborés et testés dans des conditions "exceptionnelles", donc... exceptionnellement moins rigoureuses qu'il n'aurait été nécessaire ?

Aujourd'hui, il faut bien constater que les arguments "contre" sont étouffés par un matraquage officiel sans précédent, qui les réduit à l'état de "rumeurs" colportées par le bouche-à-oreille ou par Internet, récemment montré du doigt comme un vecteur d'obscurantisme par Jean-Marie Colombani en personne ! 

Certains opposants au vaccin sont pourtant tout à fait crédibles, comme le Dr Marc Girard, médecin, statisticien, spécialiste en pharmacovigilance et en pharamacoépidémiologie. Cet expert, qui signe aux éditions Dangles un ouvrage intitulé "alertes grippales : comprendre et choisir", vient aussi de rédiger un article à l'intention des parents, pour leur permettre de disposer de tous les éléments nécessaires avant de faire, ou pas, vacciner leurs enfants. Et il demande aux internautes de contribuer à sa diffusion.  

Après en avoir pris connaissance (douze pages pas toujours faciles à lire, malgré un effort évident de vulgarisation), et après mûre réflexion, j'ai décidé de relayer ce document. Non pas en tant que militante MoDem, mais en tant que mère de famille et citoyenne soucieuse que chaque parent, dans une affaire aussi sérieuse, puisse avoir un autre choix que de céder au conditionnement médiatique ambiant, et se forger une opinion. 

Pourquoi ? D'abord parce que Marc Girard, expert européen, connaît son sujet. Ses compétences ont été requises dans les scandales du distilbène et de l'hormone de croissance. Il avait également été cité comme expert dans le procès du vaccin contre l'hépatite B, mais... il a été récusé par la défense : les firmes pharmaceutiques. Ensuite parce que ses arguments sont fondés sur des sources qui ne peuvent prêter à controverse : il s'agit des rapports publics d'évaluation des différents vaccins rédigés par l'EMEA (Agence Européenne du médicament), peu suspecte de malveillance à l'égard des laboratoires, puisqu'elle a accordé à leurs produits l'autorisation de mise sur le marché. 

L'article du Dr Girard commence par quelques questions de bon sens, que nous nous sommes tous posés à un moment. Par exemple : puisqu'il n'y a pas de dénombrement systématique des cas de grippe A, comment peut-on nous dire qu'il y a effectivement cette année davantage de cas graves que les autres années, notamment chez certaines populations présentées comme plus fragiles ? Ou sont les données épidémiologiques ? Par ailleurs, n'y a t-il pas incohérence à présenter le H1N1 à la fois comme un nouveau virus potentiellement dangereux (dès lors qu'il s'agit de justifier la campagne massive de vaccination), et comme un principe actif relativement banal ne justifiant pas de précaution particulière dans l'élaboration des vaccins ? 

S'agissant plus particulièrement des notes prises par le Dr Girard au sujet des différents produits vaccinaux, je retiens à titre personnel quelques éléments pour le moins troublants : 

- dans leur grande majorité, les essais n'ont pas été menés contre placebo, ce qui relativise leur interprétation ; quant aux protocoles de recueil des effets indésirables, ils sont, d'après lui, "exceptionnellement peu clairs"  

- en ce qui concerne l'un des vaccins commercialisé en France, le Pandemrix, le recueil des informations relatives à la sécurité et à l'efficacité du vaccin a été confié à la firme qui le commercialise (GSK), le laboratoire interprétant librement si les effets indésirables survenus étaient ou non liés à la vaccination. On croit rêver !

- toujours en ce qui concerne l'étude Pandemrix, le Dr Girard note que 7 décès ont été rapportés dans 3 essais cliniques totalisant 2000 sujets exposés, dont 2 adultes jeunes en bonne santé chez qui seraient survenus, d'après GSK, le laboratoire, des problèmes respiratoires aigus non liés au vaccin ; par ailleurs, dans une cohorte de 400 enfants de 3 à 9 ans sur lesquels le Pandemrix a été testé, 2 ont développé une hépatite auto-immune, pathologie grave risquant d'entraîner une cirrhose du foie. 

En conclusion, Marc Girard fait allusion à un article actuellement en cours de publication dans une revue médicale fort respectée, The Lancet Infectious Diseases, dans laquelle une équipe hollandaise soutient que la contamination naturelle par la grippe confèrerait une immunité large par rapport aux formes ulétrieures du virus, alors qu'une vaccination serait susceptible d'empêcher l'installation de cette immunité, notamment chez l'enfant.

Autant d'éléments qui donnent à réfléchir. Où se situe aujourd'hui le principe de précaution ? Dans la vaccination, comme le serine notre gouvernement, ou dans le refus du vaccin ? Pour Marc Girard, qui met en garde contre un "vaccin baclé" et n'hésite pas à appeler ses confrères à refuser de participer à la campagne de vaccination au nom d'un devoir de "désobéissance civique", il n'y a aucun doute : "C'est la première fois que la force publique est requise pour aller au bout d'une histoire de promotion pharmaceutique et aider à écouler des stocks qui ont été acquis au terme d'un processus atterrant, où il est difficile de faire la part de l'incompétence et de la corruption, et je pèse mes mots...". 

Voici ci-dessous le texte intégral de l'article de Marc Girard destiné aux parents : 

http://www.dossiers-sos-justice.com/media/01/00/171452404...

 

Commentaires

Merci pour cet article, les propos du docteur Girard méritent en effet d'être "relayés". On l'a entendu à la radio, mais pas assez.
Ceci dit je trouve dommage que vous n'ayez pas insisté sur un aspect de son argumentaire qui montre bien que dans cette histoire, on nous ment depuis le début. Le Dr Girard explique ainsi qu'en mai, juin, dernier, des chiffres très élevés ont été publiés sur le nombre de cas supposés de H1N1, justifiant d'après le gouvernement une alerte pandémique (chose curieuse, c'est aussi à ce moment là qu'on a décidé de ne plus comptabiliser le nombre de cas, en se contentant d'estimations à la louche).
Or 3 études réalisées avec un peu de recul par les Pr Raoult, Bricaire et Derenne montrent qu'en fait, le nombre de cas avérés se situait entre 3 % et 5 % des chiffres officiels.
C'est un peu dur à avaler, peut-on aujourd'hui faire croire que l'on est bien dans une situation critique qui justifirait de se faire vacciner par un vaccin "baclé"? Et d'ailleurs si on est dans une situation critique, pourquoi n'utilise t-on pas toutes ces précautions (masques, etc...) qui ont été achetées à grands frais ?

Écrit par : infirmière | 24 novembre 2009

Et pour ajouter à la confusion:
Le même Bricaire, que cite "infirmière" ci-dessus, était pourtant l'invité de l'émission "C dans l'air", hier soir.
Dans laquelle il s'est livré, avec une brochette d'experts (?) sur le plateau, à un "exercice d'alarmisme médiatico-traumatisant" comme j'en ai rarement vu.

Pas un chiffre fiable, pas de comparaison avec les autres grippes (notamment en matière de décès), etc...

Juste LA PEUR. Martelée, assénée, infligée. Teintée d'une bonne grosse couche de culpabilité, si tu vas pas te vacciner, ASSASSIN, tu vas tuer tes proches (!).

Je comprends qu'on puisse hésiter tant est violente cette campagne.

Toutefois, au vu du grand barouf auquel j'ai assisté en regardant cette émission, ce sera NON.

Écrit par : AffreuxSale | 24 novembre 2009

Il me semble que Roselyne Bachelot est pharmacienne.
Y aurait-il un lien de cause à effets ??

Écrit par : Patrice | 27 novembre 2009

Bonjour Patrice,
Roselyne Bachelot est effectivement pharmacienne, mais avant d'obtenir son doctorat ses activités professionnelles étaient très liées à l'industrie pharmaceutique : visiteuse médicale du labo ICI PHARMA (aujourd'hui ASTRA ZENECA) de 1969 à 1976 puis chargée des relations publiques chez Soguipharm de 1984 à 1989.
Pour ceux que cela intéresse, un site exhume son vieux CV (celui publié sur le site du Ministère de la Santé ne s'attarde par sur ces... détails) :
http://www.lepost.fr/article/2009/11/26/1810418_le-vrai-cv-de-roselyne-bachelot.html

Écrit par : Plum'Orange | 27 novembre 2009

Très intéressant, encore une histoire de frics. Décidément, ils sont tous pareils dans ce gouvernement !!!

Écrit par : Patrice | 28 novembre 2009

Bonjour, je viens de lire vos posts et sincèrement ca me fait flipper! je suis une ancienne greffée de la moelle osseuse j'ai survéu a des maladies qui n'avaient pas lieu de m'administrer un vaccin ou traitement pour cela.
Ajourd'hui je soufre d'insuffisance respiratoire important et on me saoule avec ce vaccin. Je suis a priori un cas avéré a risque mais j'ai confiance en mes anti-corps jusque la ils m'ont bien aidé. J'ai fait mon vaccin contre la pneumonie la plus virulente mais celui de la grippe A je m'en passerai bien
a bonne entendeur
au revoir

Écrit par : Lilas | 04 décembre 2009

Bonjour Lilas,
Et merci pour votre témoignage. Je n'ai évidemment aucun conseil à vous donner : je ne suis pas une professionnelle de santé, juste une ancienne journaliste qui a cessé d'exercer ce métier pour ne plus participer à des campagnes d'intox comme celle que nous subissons à longueur de journée à propos de la grippe A.
Toutefois, je pense que dans votre situation le meilleur réflexe est encore de vous tourner vers le médecin qui vous suit et vous connait...
Bon courage pour la suite !

Écrit par : Plum'Orange | 04 décembre 2009

Nous avons posé la question à notre médecin traitant, qui intervient par ailleurs en milieu hospitalier, ayant un fils sujet à de l'asthme et régulièrement sujet à des difficultés respiratoires.
Sa position est la suivante :
La grippe A comporte comme plus gros risque un risque au niveau des poumons.
On manque de recul sur le vaccin proposé qui semble avoir des effets secondaires significatifs
Il existe un autre vaccin - validé celui là - qui a fait la preuve de son efficacité contre les infections respiratoires : il s'agit du vaccin pneumo 23
Elle préconise de se vacciner avec ce vaccin là. C'est ce qu'elle a fait pour elle en tant que médecin amené à être en contact fréquent avec ce virus

Une piste à creuser, chère Plum'Orange !

Écrit par : Christophe | 05 décembre 2009

Les commentaires sont fermés.

 
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