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28 novembre 2009

H1N1 : et maintenant, l'armée...

Face à l'affluence désormais constatée dans les centres de vaccination, et au manque de volontariat des professionnels de santé pour répondre à l'appel d'une campagne de vaccination massive, les pouvoirs publics avaient le choix.

La première option consistait à revenir sur l'organisation initialement choisie, et à confier la vaccination contre la grippe A aux médecins généralistes (qui, après tout, sont en première ligne chaque année avec la grippe saisonnière). Ce choix aurait permis une prise en charge personnalisée de chaque patient, le généraliste connaissant parfaitement ses antécédents, ses fragilités. C'est un choix logique, celui qu'ont adopté les autres pays européens. 

La deuxième option, celle qui a été choisie et annoncée par Nicolas Sarkozy en personne, consiste à réquisitionner un certain nombre de professionnels de santé (internes, médecins du travail) et à mobiliser le service de santé des armées. 

Pourquoi ?

Nos dirigeants craignent-ils que les généralistes ne soient pas suffisamment "bons prescripteurs" ? Ont-ils peur qu'ils conseillent à leurs patients d'autres produits que les vaccins initialement choisis et achetés en grande quantité par la ministre de la Santé ?

Ou bien Nicolas Sarkozy souhaite t-il, par cette mesure, nous indiquer que nous sommes dans une sorte d'état d'urgence, où tout bon citoyen se doit d'aller immédiatement se faire vacciner sans moufter ?  

Sans doute un peu des deux... 

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