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03 décembre 2009

EPAD : après la dynastie Sarkozy, la dynastie Ceccaldi ?

Qui succédera demain à Patrick Devedjian à la tête de l'EPAD (établissement d'aménagement public de la Défense) ?

Eh oui, l'affaire ne s'est pas terminée avec le désistement de Jean Sarkozy, qui, face à une mobilisation citoyenne dans précédent, a dû renoncer à ses ambitions de jeune homme pressé. A ce sujet, je ne surprendrai personne en révélant que j'ai fait partie des premiers signataires de la pétition de Christophe Grébert "Jean Sarkozy, renoncez à briguer la présidence de l'EPAD". Pourquoi ? Parce que ni les compétences, ni l'expérience de Jean Sarkozy ne pouvaient lui permettre de prétendre à ce poste, et que son élection organisée à la tête du premier quartier d'affaires européen relevait du pur népotisme.

Depuis ce coup de théâtre, l'hypothèse la plus généralement envisagée pour la présidence de l'EPAD était qu'un fonctionnaire d'Etat serait élu à titre provisoire, en attendant la création d'un nouvel établissement public d'aménagement public, l'EPADSA, issu de la fusion souhaitée par le gouvernement entre l'EPAD et l'EPASA (établissement d'aménagement public Seine-Arche, sur le territoire de Nanterre). 

Le seul candidat officiellement en lice était jusqu'ici Patrick Jarry, maire (PCF) de Nanterre, dont l'élection est fort peu probable, puisque l'Etat contrôle directement le processus : sur les 18 administrateurs de l'EPAD appelés à choisir leur président en leur sein, 9 sont des fonctionnaires nommés par le gouvernement et 4 autres des représentants de l'UMP.  

Mais aujourd'hui, veille de scrutin, nouveau coup de théâtre : le Monde nous apprend que Joëlle Ceccaldi, maire de Puteaux, est candidate. Ce n'est pas une véritable surprise, mais c'est une mauvaise nouvelle.

D'abord, parce que, comme le note Christophe Grébert sur son blog www.monputeaux.com, c'est une autre figure "du népotisme et de ce qu'il y a de pire dans le système UMP des Hauts-de-Seine" qui convoite l'EPAD, avec une bonne chance de l'emporter, même si elle ne fait pas l'unanimité ! Joëlle Ceccadi-Raynaud doit en effet sa carrière politique au nom de son père, qui fut maire de Puteaux et Président de l'EPAD (mais si, mais si...), avant qu'ils ne se déclarent une guerre sans merci, ne ratant aucune occasion de laver leur linge sale en public. Ce qui n'a pas empêché Mme Ceccaldi de propulser son propre fils, Vincent Franchi, dans l'arêne politique, en l'imposant comme maire-adjoint et président du groupe UMP au conseil municipal. 

Ensuite, en ce qui concerne les compétences supposées requises pour le poste (qualités de gestionnaire, diplomatie, aptitude à résister aux pressions...), on est bien loin du compte. Joëlle Ceccaldi est réputée... pour ses gaspillages et ses dépenses somptuaires (1 M€ pour l'éclairage des fêtes de fin d'année, pour ne citer que cet exemple), autant que pour son mépris total pour la démocratie. En tant qu'administrateur de l'EPAD, il semble qu'elle n'ait jamais été capable de défendre l'intérêt des Putéoliens contre les appêtits immobiliers des promoteurs, sans doute en vertu de cet adage personnel qu'elle confie au Monde : "Tout ce qui est bon pour La Défense est bon pour Puteaux". 

Bref, tout cela est de bien mauvaise augure pour ceux qui espèrent l'avènement d'une nouvelle Défense, plus respecteuse des populations et de l'environnement. D'autant plus que, si Joëlle Ceccaldi est élue, elle entend bien l'être pour un petit moment : "je vous le dis, si je suis élue, c'est pour quelque temps. Je ne serai pas une présidente de transition", déclare-t'elle au Monde. Alors, verra-t-on un jour la très contestée maire de Puteaux présider aux destinées du quartier des Champs-Philippe, dans le cadre d'une Défense élargie ? 

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