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13 octobre 2010

Les cantines scolaires, en pointe dans la lutte contre la précarité... sauf à La Garenne!

IMGP1706.jpgLe Parisien publiait avant-hier un intéressant dossier sur les cantines scolaires, prises d'assaut en ces temps de crise. Une des principales raisons de cet engouement, nous explique le quotidien, ce sont les tarifs, notamment pour les familles les plus modestes qui bénéficient pleinement du système de quotient familial : payer quelques dizaines de centimes un repas équilibré (ou du moins censé l'être), quand on peine à boucler ses fins de mois, est évidemment une aide plus qu'appréciable. 

Face à cette affluence et cette réalité sociale, de nombreuses communes doivent gérer une situation de saturation, voire de manque de places. Et le Parisien révèle que certaines d'entre elles, comme Lyon, ont décidé "de donner la priorité aux critères sociaux, c'est-à-dire aux couples au chômage, aux familles monoparentales et aux quotient familiaux les plus bas", restreignant en revanche l'accès des restaurants scolaires aux enfants issus de milieux plus aisés. Un choix que certaines familles contestent énergiquement, en entreprenant des recours en justice pour faire valoir leurs droits au nom du principe d'égalité des usagers devant le service public.

Le risque qu'une telle situation se produise à La Garenne est évidemment infinitésimal, puisque le tarif le plus bas de notre échelle de quotient familial demeure prohibitif pour une famille à faibles revenus : 2, 82 € par repas, alors qu'il se situe en dessous d'1€ dans la quasi-totalité des villes franciliennes. 

Une fois de plus, en matière de solidarité, notre ville agit à contre-courant. Là où d'autres communes se placent en situation d'illégalité en voulant aider les plus vulnérables, Philippe Juvin et les 30 conseillers municipaux de la majorité ont mis en place une politique qui bénéficie d'abord aux plus aisés : ainsi, le tarif maximal du quotient familial, appliqué sans différenciation aux classes moyennes et aux familles aux revenus les plus élevés, est de 3,52 €... un des plus bas du département! 

Ceci dit, La Garenne n'est pas à l'abri d'une abri d'une procédure pour discrimination en matière de restauration scolaire. En pratique, en effet, l'accès aux cantines garennoises est réservé prioritairement aux enfants dont les deux parents travaillent, la preuve de leur activité étant dûment requise lors des formalités d'inscription. Les parents en recherche d'emploi pouvant, eux, bénéficier au mieux de deux jours d'accueil par semaine... à charge pour eux de jongler avec la contrainte d'un aller-retour à l'école en plein milieu de journée, pour les deux autres jours! 

 

Commentaires

En fait, pour résumer la situation, sans chercher à faire de posture partisane ni d'esprit de lutte des classes primaire.

Si je comprend la politique de la garenne menée par Philippe Juvin c'est de subventionner ceux qui ont les moyens et qui peuvent sans probleme s'acquiter d'un Euros supplémentaire par repas (et tant mieux pour eux, ce n'est pas une honte d'avoir des moyens financiers, au contraire) mais qui le meme philippe Juvin refuse de subventionner ou alors si peu ceux pour qui ces 2 Euros d'ecart ont une valeur importante et ramené à une dépense mensuel represente une dépense dificilement suportable sur leur budget.

Bravo Monsieur le Maire, belle démonstration de votre idée personnelle de la solidarité, continuez comme ca et vous allez faire un malheur aux prochaines élections.

Écrit par : eric | 14 octobre 2010

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