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24 mars 2011

Un Front Républicain, quel Front Républicain ?

logoCAP21feuille.jpgFront Républicain : c'est l'expression du moment, reprise par tous les médias, à n'importe quelle sauce, et selon moi, galvaudée.

Dans la plupart des cas, il s'agit de décrire une sorte d'union sacrée contre une droite extrême décrite, à raison, comme antirépublicaine. Mais au risque de jeter un pavé dans la mare, je risque cette question : après avoir attisé la xénophobie, après avoir par l'intermédiaire de son chef suprême piétiné certains des principes fondamentaux de notre République (séparation des pouvoirs, indépendance de la justice...), l'UMP est-elle encore qualifiée pour prétendre faire partie d'un Front Républicain ? Il est tout de même cocasse de voir cette droite décomplexée crier au loup et se poser en rempart d'une idéologie dont elle exploite volontiers les poncifs !

A Cap 21, nous ne parlons pas de Front Républicain mais d'arc républicain, ce dernier excluant clairement toutes les composantes de la droite dure. A un moment où l'UMP contribue largement à banaliser le discours raciste du Front National, et où 40% des sympathisants UMP, nous dit-on, s'estiment proches de l'extrême-droite, cette position me semble extrêmement saine. Pour autant, je suis d'accord avec Dominique de Villepin quand il affirme que coexistent désormais en France deux droites, l'une xénophobe et décomplexée, l'autre imprégnée de valeurs humanistes héritées notamment de la démocratie chrétienne et du gaullisme social. Constatons toutefois que cette deuxième droite tarde à se manifester haut et fort.

D'une manière plus locale, ici dans les Hauts-de-Seine, le terme "Front Républicain" est également appliqué à des situations où les différentes composantes de l'opposition s'unissent pour faire barrage aux baronnies locales, celles des Balkany, Ceccaldi et de leurs vassaux. Ainsi, à Puteaux, Christophe Grébert, arrivé en tête au premier tour face au jeune représentant de la dynastie Ceccaldi, Vincent Franchi, pourra compter sur le soutien du PS et d'Europe Ecologie. A l'inverse, à Asnières et à Levallois-Nord, le candidat PS bénéficera du soutien des écologistes et du MoDem.

A La Garenne, une dynamique semblable se met en place, malgré la défection du MoDem qui a décidé de ne pas apporter son soutien officiel au candidat PS Chistophe Macé, appellant seulement à utiliser "par défaut" le bulletin Macé pour voter contre Isabelle Caullery, ou à voter blanc. Une position alambiquée et contestable, dont on sait maintenant qu'elle ne résulte en aucun cas d'une consigne départementale, comme Chrsitophe Conway avait pu le prétendre d'une manière pour le moins indélicate. Il s'agirait, nous dit-on, d'une décision prise de manière collégiale et "en conscience" par le bureau du MoDem local. Curieuse consience, qui consiste à fuir ses responsabilités !

Mais au fond, qu'importe le MoDem et les circonvolutions du discours de Christophe Conway. La situation est simple : soit la candidate UMP l'emporte avec l'appui de voix du Front National, -ce qui ne devrait guère lui poser de problème de conscience étant donné son appartenance passée au RPF-. Soit nous réussissons l'union de toutes les voix opposées à la droite dure, et nous renvoyons Isabelle Caullery dans ses quartiers à Neuilly.

Le match est serré, mais il peut se gagner. Chaque voix compte. Je compte sur vous.

 

 

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