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31 mars 2011

Qualité de l'air : nous en sommes tous responsables !

image001(12).jpgPeut mieux faire : c'est ce qu'il faut retenir du bilan publié hier par Airparif sur la qualité de l'air en région parisienne, en 2010. Airparif note cependant que plusieurs polluants problématiques par le passé, comme le monoxyde de carbone ou le dioxyde de soufre, demeurent stables et en-deça des exigences réglementaires. Par contre, malgré une météo plutôt favorable à la dispersion de la pollution, le niveau de pollution demeure préoccupant en ce qui concerne le dioxyde d'azote, les particules fines et l'ozone.

Ainsi, estime Airparif, 3,6 millions de franciliens (dont plus de neuf parisiens sur 10) sont exposés à des niveaux de dioxyde d'azote élevés, atteignant parfois deux fois la norme réglementaire. Le dépassement des seuils concerne également 20% du réseau routier francilien. Cette pollution au dioxyde d'azote, essentiellement causée par le trafic routier et responsable de troubles respiratoires, constitue selon Airparif un enjeu majeur pour les années à venir, autant en région parisienne que dans les grandes agglomérations européennes.

En ce qui concerne les particules fines, 1,5 millions de franciliens sont exposés à un risque de dépassement de la valeur limite journalière, tant au coeur de l'agglomération parisienne que le long des axes majeurs de la grande couronne. Ce type de pollution, dont on sait maintenant qu'il a des répercussions directes en terme de mortalité précoce, concerne une superficie de 190 km2 et 2900 kms d'axes routiers. Quelques chiffres au hasard : 176 jours de dépassement le long de l'autoroute A1, 156 porte d'Auteuil, 82 sur les Champs-Elysées, 18 à La Défense, 16 à Issy-les-Moulineaux.

Enfin, si l'année 2010 n'a pas connu de très fréquents pics de pollution à l'ozone, le niveau de fond de ce polluant demeure relativement élevé : il a augmenté de 80% entre 1994 et 2010. Paradoxalement, la baisse de la pollution au monoxyde d'azote semble expliquer cette hausse spectaculaire, ce composé organique contribuant à absorber naturellement l'ozone... pour former d'autres polluants.

Face à ce constat, une conclusion s'impose : les efforts consentis pour construire des véhicules plus propres et pour renouveler le parc automobile ont porté leurs fruits, mais ils sont nécessairement limités. D'autant plus qu'il arrive que des mesures antipollution aient l'effet inverse : ainsi, les spécialistes pensent que les filtres à particules catalysés dont sont dorénavant équipés les véhicules diesel contribuent... à augmenter les rejets de dioxyde d'azote.

Pour que l'air de la région parisienne redevienne respirable, la seule véritable solution consiste à changer nos habitudes. N'utiliser la voiture que lorsque cela est vraiment nécessaire. Privilégier les transports en commun. Redécouvrir les joies du vélo ou de la marche. Le printemps est là, c'est la saison idéale pour ce genre de résolutions !

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