Avertir le modérateur

15 octobre 2010

Manifs lycéennes : deux poids, deux mesures...

L'injustice et l'inégalité de traitement sont décidément devenues des constantes dans notre société. 

Mardi dernier, très tôt le matin : les lycéens d'Albert-Camus (92) organisent une manifestation devant leur établissement. Pour en bloquer l'entrée principale, ils vont "emprunter" des poubelles au marché couvert des Vallées, tout proche. La police, présente, intervient. Les jeunes en sont quitte pour un bon savon : déplacer des poubelles, c'est un vol, il faut aller les remettre à leur place. Les jeunes obtempèrent et le reste des évènements se passe sans incident. Hier, lorsque les mêmes lycéens décident d'aller manifester à Paris en rejoignant leurs camarades de Paul-Lapie (Courbevoie) et de Léonard-de-Vinci (Levallois), ils bénéficient d'une escorte policière qui assure leur sécurité et le trajet se déroule dans une ambiance bon enfant.

Hier matin, à Montreuil (93) : un blocage s'organise dans le calme devant le lycée Jean-Jaurès. Des CRS équipés de tout le matériel anti-émeute débarquent en nombre, et, selon plusieurs témoins, essaient de dégager l'accès à l'établissement. Geoffrey, 16 ans, tente de s'emparer d'une poubelle. Il essuie un tir de flashball qui lui occasionne plusieurs fractures au visage et un hématome derrière l'oeil. La situation dégénère. Grenades lacrymogènes et matraques d'un côté. Canettes de soda de l'autre. 

Pourquoi cette différence dans l'attitude de la police ? Qu'est-ce qui peut justifier un usage aussi disproportionné de la force publique ? 

En regardant hier soir le journal télévisé, mon fils, choqué et profondément écoeuré, a résumé la situation : 

"Alors, quand t'habites le 9-3 et que t'as un sweat à capuche, t'es direct un délinquant et les flics peuvent te tirer dessus..."

 

14 octobre 2010

Un peu de chlorophylle à La Garenne!

p44-159-wallpaper-arbres-et-feuillages.jpgMalgré les feuilles qui tombent et les premiers frimas matinaux, voici que la Garenne verdit : une section locale des Verts-Europe Ecologie vient de s'y implanter, et c'est une excellente nouvelle pour le pluralisme dans notre ville.  

Cette section sera animée par Marc Schindler, Garennois de longue date, dont on connaît déjà l'engagement en en tant que citoyen attaché aux valeurs républicaines : il fut le porte-parole du collectif "Non à Kleber Haedens". Pour le connaître bien, je sais que plus généralement, en tant qu'homme et père de famille, il est attaché à l'idée de transmettre à nos enfants un monde sain, un monde plus juste et plus respectueux de l'environnement, un monde qui sache redonner de l'espoir aux jeunes.

En tant qu'adhérente de Cap 21, je souhaite donc très officiellement la bienvenue à cette équipe verte qui, je n'en doute pas, mobilisera toute son énergie pour "réintroduire l'humain et le vivant" au coeur des politiques aberrantes menées par nos élus locaux... 

La toute jeune cellule des Verts-Europe Ecologie de La Garenne a déjà son site, en voici l'adresse :

http://www.europe-ecologie-garenne-colombes.fr/

13 octobre 2010

Les cantines scolaires, en pointe dans la lutte contre la précarité... sauf à La Garenne!

IMGP1706.jpgLe Parisien publiait avant-hier un intéressant dossier sur les cantines scolaires, prises d'assaut en ces temps de crise. Une des principales raisons de cet engouement, nous explique le quotidien, ce sont les tarifs, notamment pour les familles les plus modestes qui bénéficient pleinement du système de quotient familial : payer quelques dizaines de centimes un repas équilibré (ou du moins censé l'être), quand on peine à boucler ses fins de mois, est évidemment une aide plus qu'appréciable. 

Face à cette affluence et cette réalité sociale, de nombreuses communes doivent gérer une situation de saturation, voire de manque de places. Et le Parisien révèle que certaines d'entre elles, comme Lyon, ont décidé "de donner la priorité aux critères sociaux, c'est-à-dire aux couples au chômage, aux familles monoparentales et aux quotient familiaux les plus bas", restreignant en revanche l'accès des restaurants scolaires aux enfants issus de milieux plus aisés. Un choix que certaines familles contestent énergiquement, en entreprenant des recours en justice pour faire valoir leurs droits au nom du principe d'égalité des usagers devant le service public.

Le risque qu'une telle situation se produise à La Garenne est évidemment infinitésimal, puisque le tarif le plus bas de notre échelle de quotient familial demeure prohibitif pour une famille à faibles revenus : 2, 82 € par repas, alors qu'il se situe en dessous d'1€ dans la quasi-totalité des villes franciliennes. 

Une fois de plus, en matière de solidarité, notre ville agit à contre-courant. Là où d'autres communes se placent en situation d'illégalité en voulant aider les plus vulnérables, Philippe Juvin et les 30 conseillers municipaux de la majorité ont mis en place une politique qui bénéficie d'abord aux plus aisés : ainsi, le tarif maximal du quotient familial, appliqué sans différenciation aux classes moyennes et aux familles aux revenus les plus élevés, est de 3,52 €... un des plus bas du département! 

Ceci dit, La Garenne n'est pas à l'abri d'une abri d'une procédure pour discrimination en matière de restauration scolaire. En pratique, en effet, l'accès aux cantines garennoises est réservé prioritairement aux enfants dont les deux parents travaillent, la preuve de leur activité étant dûment requise lors des formalités d'inscription. Les parents en recherche d'emploi pouvant, eux, bénéficier au mieux de deux jours d'accueil par semaine... à charge pour eux de jongler avec la contrainte d'un aller-retour à l'école en plein milieu de journée, pour les deux autres jours! 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu