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02 mai 2011

Bravo, Chantal Jouanno

ChantalJouanno11111111111.jpgUne fois n'est pas coutume, je tiens à saluer les propos de la ministre des sports Chantal Jouanno, interrogée au sujet de l'idée d'instaurer des quotas de joueurs d'origine étrangère dans les centres de formation de la Fédération Française de Football :

"Il y a d'autres solutions que de dire 'on va aboutir à des quotas pour réduire les binationaux'. Après il y a des amalgames, des dérapages sur des considérations de couleur de peau qui sont assez malvenues dans ce type de discussion", a t-elle déclaré, avant de poursuivre : "Je ne suis pas beaucoup choquée que l'on forme des personnes et qu'elles aillent jouer dans des pays amis et qu'on exporte notre savoir-faire. Cela se fait dans tous les sports. Nos joueurs de basket vont jouer en NBA et cela participe aussi au rayonnement de la France".

En effet. La France se grandirait en tenant des raisonnements moins mesquins, dès lors qu'il est question de nationalité. Et c'est tout à l'honneur de Chantal Jouanno de l'avoir rappelé.

28 mars 2011

Décevant

Les Hauts-de-Seine avaient hier l'occasion de rééquilibrer les forces politiques qui président à sa destinée. Occasion en grande partie ratée, puisque l"UMP-NC demeure majoritaire au conseil général, avec 25 sièges sur 45.

Bien sûr, je salue l'élection de Jean-André Lasserre (PS), à Courbevoie, dans un canton qui a bien besoin de contre-pouvoirs puisqu'il est directement impacté par les projets d'extension de La Défense. Je me réjouis de l'élection brillante de Jean-Christophe Fromentin (DVD) à Neuilly, signe supplémentaire que celle ville-symbole rejette l'emprise de l'UMP pour lui préférer une droite plus modérée et plus humaine. De même que je me réjouis de l'éviction d'Isabelle Balkany, sortie à Levallois-sud par un autre candidat divers droite. L'ancien système RPR-UMP vacille, c'est un fait. Mais cela me semble hélas insuffisant pour mettre un terme à des pratiques politiques caractérisées par le cynisme, le clientélisme et les "affaires".

A La Garenne, Isabelle Caullery (RPF, soutenue par l'UMP-NC) est élue avec un score plus que confortable : 58,14 %, contre 41,86% pour son adversaire Christophe Macé (PS, soutenu par les écologistes et le Front de Gauche). Toutes mes félicitations, donc, à madame Caullery, qui voit ainsi son mandat prolongé de trois ans, jusqu'aux élections territoriales qui entérineront la réforme des collectivités locales. Lors de sa campagne, elle a assuré vouloir travailler sans parti pris au service de tous les Garennois. Il conviendra de veiller à ce que cette promesse soit tenue, et ne consiste pas seulement à faire acte de présence lors d'inaugurations et autres mondanités.

Rappelons qu'il y a un an, l'écart entre les deux candidats était bien moindre (54,3 % pour Isabelle Caullery, 45,7 % pour Christophe Macé), avec, c'est vrai, un taux d'abstention moindre. Il faut donc s'interroger sur les raisons qui ont permis à la représentante de la majorité départementale de creuser cet écart. Sans doute a t-elle bénéficié d'un certain report de voix du FN (12,5 % au premier tour). Sans doute aussi la position frileuse et inaudible du MoDem (6% au premier tour), qui appelait à voter contre Isabelle Caullery sans soutenir Christophe Macé, a t-elle jeté le trouble parmi les électeurs. Quoi qu'il en soit, aucun militant du MoDem garennois n'était hier présent en mairie pour prendre connaissance des résultats du scrutin : preuve supplémentaire que le MoDem se désintéressait de cette échéance, qui va pourtant déterminer la vie de notre ville-canton jusqu'en 2014.

24 mars 2011

Un Front Républicain, quel Front Républicain ?

logoCAP21feuille.jpgFront Républicain : c'est l'expression du moment, reprise par tous les médias, à n'importe quelle sauce, et selon moi, galvaudée.

Dans la plupart des cas, il s'agit de décrire une sorte d'union sacrée contre une droite extrême décrite, à raison, comme antirépublicaine. Mais au risque de jeter un pavé dans la mare, je risque cette question : après avoir attisé la xénophobie, après avoir par l'intermédiaire de son chef suprême piétiné certains des principes fondamentaux de notre République (séparation des pouvoirs, indépendance de la justice...), l'UMP est-elle encore qualifiée pour prétendre faire partie d'un Front Républicain ? Il est tout de même cocasse de voir cette droite décomplexée crier au loup et se poser en rempart d'une idéologie dont elle exploite volontiers les poncifs !

A Cap 21, nous ne parlons pas de Front Républicain mais d'arc républicain, ce dernier excluant clairement toutes les composantes de la droite dure. A un moment où l'UMP contribue largement à banaliser le discours raciste du Front National, et où 40% des sympathisants UMP, nous dit-on, s'estiment proches de l'extrême-droite, cette position me semble extrêmement saine. Pour autant, je suis d'accord avec Dominique de Villepin quand il affirme que coexistent désormais en France deux droites, l'une xénophobe et décomplexée, l'autre imprégnée de valeurs humanistes héritées notamment de la démocratie chrétienne et du gaullisme social. Constatons toutefois que cette deuxième droite tarde à se manifester haut et fort.

D'une manière plus locale, ici dans les Hauts-de-Seine, le terme "Front Républicain" est également appliqué à des situations où les différentes composantes de l'opposition s'unissent pour faire barrage aux baronnies locales, celles des Balkany, Ceccaldi et de leurs vassaux. Ainsi, à Puteaux, Christophe Grébert, arrivé en tête au premier tour face au jeune représentant de la dynastie Ceccaldi, Vincent Franchi, pourra compter sur le soutien du PS et d'Europe Ecologie. A l'inverse, à Asnières et à Levallois-Nord, le candidat PS bénéficera du soutien des écologistes et du MoDem.

A La Garenne, une dynamique semblable se met en place, malgré la défection du MoDem qui a décidé de ne pas apporter son soutien officiel au candidat PS Chistophe Macé, appellant seulement à utiliser "par défaut" le bulletin Macé pour voter contre Isabelle Caullery, ou à voter blanc. Une position alambiquée et contestable, dont on sait maintenant qu'elle ne résulte en aucun cas d'une consigne départementale, comme Chrsitophe Conway avait pu le prétendre d'une manière pour le moins indélicate. Il s'agirait, nous dit-on, d'une décision prise de manière collégiale et "en conscience" par le bureau du MoDem local. Curieuse consience, qui consiste à fuir ses responsabilités !

Mais au fond, qu'importe le MoDem et les circonvolutions du discours de Christophe Conway. La situation est simple : soit la candidate UMP l'emporte avec l'appui de voix du Front National, -ce qui ne devrait guère lui poser de problème de conscience étant donné son appartenance passée au RPF-. Soit nous réussissons l'union de toutes les voix opposées à la droite dure, et nous renvoyons Isabelle Caullery dans ses quartiers à Neuilly.

Le match est serré, mais il peut se gagner. Chaque voix compte. Je compte sur vous.

 

 

 
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