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17 mai 2010

Microcrédit social : pas à La Garenne

le-micro-credit-social.pngAprès Boulogne, Meudon et Asnières, Issy-les-Moulineaux et Sèvres entreprennent de faire mentir le dicton "on ne prête qu'aux riches". Ces villes viennent de se lancer dans le microcrédit pour venir en aide à des administrés qui ont besoin d'un coup de pouce financier, mais ne sont pas suffisamment solvables aux yeux du système bancaire classique.

Plus précisément, de quoi s'agit-il ? Ces villes ont signé une convention avec deux partenaires : un organisme spécialisé dans l'accompagnement social (centre communal d'action sociale, association...), et une banque acceptant de prêter à des personnes qui ne présentent pas forcément toutes les garanties habituellement exigées (concrètement, le Crédit Municipal de Paris ou La Poste). 

Le dossier des futurs bénéficiaires est examiné par le premier partenaire. Leur profil ? Des personnes qui doivent faire face à un coup dur, ou veulent mener à bien un projet d'insertion. La somme versée (entre 300 et 3000 €, voire 5000 € en cas d'accident de la vie), va donc servir à financer des besoins aussi divers qu'essentiels. Pour certains, il s'agira de payer des dépenses de santé indispensables, mais non remboursées. Pour d'autres, de financer une formation dans le cadre d'une reconversion professionnelle. Pour d'autres enfin, de passer le permis de conduire ou de payer la réparation d'une voiture, un véhicule étant indispensable à leur activité professionnelle.

Le remboursement du prêt s'effectue en 60 mois maximum, avec des mensualités inférieures à 100€ et un taux de crédit avoisinant 4%. L'implication financière des villes est essentielle puisqu'elle permet, à l'issue du prêt, le remboursement de la moitié des intérêts versés.

En cette période de crise, où un nombre croissant de personnes sont, du fait d'une trop grande précarité, exclues du système bancaire classique, le développement du microcrédit social est à l'évidence une idée pertinente. A travers ce dispositif, ce n'est pas seulement de l'oxygène que l'on donne à des personnes en difficulté, c'est aussi et surtout une raison de croire en eux, en leurs potentialités. Un gage de confiance plutôt qu'une obole.

Bravo aux villes, de droite comme de gauche, qui ont compris la philosophie de ce concept et qui l'aident à se développer. Sera t-il un jour mis en oeuvre à La Garenne ? Il est permis d'en douter. Pour le moment, et malgré tous les beaux discours de Philippe Juvin, notre maire-eurodéputé, la politique sociale de la mairie ne tient guère compte de la dignité des personnes. Un exemple, il n'y a toujours pas de quotient familial pour aider les parents en difficulté à payer la cantine de leurs enfants. A La Garenne la solidarité ne s'exprime pas en termes de droits à faire valoir, mais d'aides à quémander, distribuées en toute opacité en vertu du bon vieux principe de clientélisme. 

09 avril 2010

Urbanisme, intercommunalité... : ailleurs, on consulte. A La Garenne, on passe en force.

Dans les communes de droite comme de gauche, l'idée d'une démocratie participative de proximité fait son chemin. Voici deux exemples récents, dans deux villes voisines, l'une dirigée par une municipalité communiste, l'autre par une équipe UMP. 

Nanterre vient de lancer une large consultation auprès de ses habitants. Objectif : ouvrir le débat sur une possible adhésion de la ville à la communauté d'agglomération du Mont-Valérien, qui regroupe actuellement les villes (UMP) de Suresnes et de Rueil. Et parce qu'il s'agit de décider de son avenir, la municipalité ne lésine pas sur les moyens. Bien sûr, le maire, Patrick Jarry, favorable à cette union, entend bien faire valoir son point de vue dans le magazine municipal et à travers un courrier distribué dans toutes les boîtes aux lettres. Mais les habitants pourront aussi exprimer le leur : débat dans les conseils de quartier, envoi d'un questionnaire dans tous les foyers... Une restitution des résultats est en outre prévue avant que le conseil municipal ne vote fin juin.

On aurait aimé que la municipalité de La Garenne fasse preuve du même respect envers ses habitants lorsqu'il s'est agi de se prononcer pour ou contre le projet d'extension de l'Etablissement Public de La Défense (EPAD) sur le quartier des Champs-Philippe...  Malheureusement, en ce qui concerne la démocratie locale, la comparaison n'est pas à l'avantage de notre ville : c'est bien chez nous que sévissent des pratiques dignes de l'époque stalinienne, puisque Philippe Juvin et son équipe n'ont même pas jugé nécessaire d'informer les Garennois sur ce sujet.  

De l'autre côté de la Seine, Chatou vient elle d'achever la première phase d'une vaste consultation qui concerne l'aménagement de sa Place du marché.  Ici, les Catoviens sont carrément invités à participer à l'élaboration du projet final via un site Internet dédié et un forum de discussion. La mairie joue la transparence jusqu'au bout en publiant les diagnostics issus des études préalables ; quatre scénari, rien de moins, sont proposés aux habitants comme base de travail. Leurs remarques et contributions sont actuellement  synthétisées par un cabinet d'urbanisme pour parvenir au projet final. Une seconde consultation sera prochainement lancée pour choisir le mobilier urbain.

Impossible de ne pas faire le parallèle avec un autre projet, Garennois celui-là, qui concerne notre Place du marché et plus précisément la construction d'un parking souterrain sous la Place de la Liberté. Décision prise par la seule majorité municipale, sans aucune concertation avec les habitants et malgré l'opposition exprimée de certains d'entre eux, réunis en association. Certes, le projet est de moindre envergure. Mais il risque tout de même de modifier sensiblement la physionomie et la qualité de vie de notre coeur de ville. Pourtant, Philippe Juvin n'a pas cru bon d'associer les Garennois à ses modalités, sous prétexte que cela faisait partie de son programme municipal et qu'il avait été élu à plus de 66%. 

A ce sujet, je voudrais citer un extrait du site "rénovons la Place Maurice Berteaux", mis en place par la mairie de Chatou : "sur un sujet aussi complexe et aussi ambitieux, il est aujourd'hui déraisonnable -voire impossible- de procéder sans l'avis direct de la population (riverains, commerçants, usagers et ensemble des habitants de la ville). Dans une démocratie représentative comme la France, (et non directe comme dans les cantons suisses), les projets d'intérêt général ne peuvent être menés à terme sans une dose de démocratie participative. Certes, il aurait été peut-être plus facile et plus confortable de réaliser ce dossier sans consulter la population, remplissant ainsi tout simplement l'un des engagements de mandat défendu par l'actuelle équipe municipale. C'était néanmoins prendre le risque de mener à son terme un projet qui ne soit pas assez mûri, pas assez élaboré, pas assez partagé, bref pas assez bon". 

Ce discours est celui d'un maire UMP. Nous sommes pourtant à des années-lumière du langage et des pratiques de la mairie de La Garenne, où le bon Dr Juvin (aveuglément suivi par sa Cour, en l'occurrence 30 conseillers municipaux béni oui-oui), tente encore de nous faire croire qu'avec 66 % des voix, on peut se comporter comme à l'époque féodale et décider seul de la destinée de son fief. Il est temps pour ses administrés d'en prendre conscience et de revendiquer l'exercice de leurs droits élémentaires de citoyens. Plusieurs conseils de quartier sont programmés dans les prochains jours. Garennois, même si vous n'avez aucun pouvoir décisionnel sur leur ordre du jour, même si ces réunions ne sont pour l'instant que des parodies de démocratie participative, profitez de cette occasion pour faire entendre votre voix!!! 

22 mars 2010

Isabelle Caullery se contente de peu

La candidate UMP aux élections cantonales, Isabelle Caullery, proche de Charles Pasqua et de la famille Sarkozy, a donc finalement réussi son parachutage dans notre ville en remportant 54, 3 % des suffrages exprimés. Un score à relativiser puisque l'abstentation, pour cette élection locale, dépasse légèrement 50 % des électeurs : in fine, en tenant compte des bulletins blancs ou nuls (4 % tout de même!), la nouvelle conseillère générale n'a donc guère convaincu que 26 % des inscrits.

Ce déficit de légitimité ne semble pas l'inquiéter outre mesure, puisqu'elle affirme dans le Parisien de ce matin que "l'essentiel, c'est de gagner. Avec seulement 50,001%, j'aurais été contente". Une phrase qui en dit long sur ce qu'était effectivement, pour elle, l'enjeu du scrutin : non pas "convaincre les garennois", ou "représenter les Garennois", mais "gagner" et donc conserver un fief UMP. 

Bien que confortable, sa victoire ne doit pas éclipser le beau score du "Rassemblement pour La Garenne" : 45, 7 % des voix, un score jamais atteint par l'opposition socialiste dans le passé. Il faut dire que cette fois, l'opposition était beaucoup large, rassemblant le PS, le Front de Gauche, Europe Ecologie et le MoDem autour d'un même refus des pratiques hégémoniques et autocratiques de l'UMP. 

A titre personnel, j'ai vécu une semaine intense au sein de ce Rassemblement. A tous ceux qui m'ont fait remarquer, samedi matin, sur le marché, qu'une alliance trop large est une perte d'identité pour chacun de ses partenaires, j'ai répondu ceci : le Rassemblement pour La Garenne a un sens. Il est né du constat partagé que notre ville était directement exposée aux conséquences de la politique cynique de l'UMP locale et départementale, à ses abus de pouvoirs, à ses pratiques clientélistes.

Ce Rassemblement avait un sens dans l'entre-deux tours, et il est plus que jamais d'actualité maintenant qu'une proche de Jean Sarkozy est élue sur notre canton. Nous avons su nous unir, au risque de déboussoler nos électorats respectifs. Une dynamique s'est créée, un dialogue s'est instauré. Sachons le poursuivre, au-delà de nos différences, pour construire ensemble cette alternative dont notre ville a grand besoin, autour d'un projet qui ne soit ni "de gauche", ni "de droite", mais tout simplement bâti au service des Garennois, autour de nos convictions communes. 

 
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