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27 juin 2011

Et la laïcite, bordel ??? (2)

J'avais annoncé un peu vite la mise sous silence estivale de ce blog. Un incident désagréable me pousse bien malgré moi à le rouvrir, au moins pour ce billet, qui fait suite au précédent.

J'ai en effet reçu cet après-midi, sur mon portable, un coup de fil haineux et menaçant d'un monsieur se présentant comme un certain Christian D (je n'ai pas bien compris son nom, jeté à la hâte de manière sans doute à être incompréhensible). Ce soit-disant Christian D se présentant comme "un de mes élus" que, manifestement, j'aurais dû reconnaître d'emblée même si son nom ne me disait rien (ah, l'ego démesuré des politiciens, même de troisième ou de quatrième zone...).

Bref, ce Christian D m'a appellée pour me dire qu'il jugeait  "honteux" mon précédent billet, qui s'étonnait que le maire de notre ville, Philippe Juvin, élu de la République, appelle ses administrés à prier pour le défunt curé. Ce billet, d'après Christian D, "ferait insulte à la tradition démocrate chrétienne du MoDem".

Au bout de quelques minutes de ce beau discours, j'ai pu, difficilement, expliquer à mon interlocuteur que je n'étais plus membre du MoDem depuis belle lurette, et que je m'en portais fort bien. Ce qui a déclenché cette réaction sublime : "très bien, continuez votre oeuvre de destruction franc-maconnique. Votre place est avec Caroline Fourest. Mais nous allons nous occuper de vous, nous allons parler de vous, nous allons vous traîner dans la boue".

J'ai, en vain, tenté de faire répéter son nom à cette personne, mais son courage n'allait pas jusque là. Il a raccroché.

Je vous laisse juges du procédé.  Qui est ce monsieur ? Un élu MoDem, comme il l'a laissé entendre ? Ou quelqu'un voulant se faire passer pour un élu MoDem ? Quel était le but de sa démarche, à part m'effrayer ? Je peux toutefois le remercier pour une chose : me dire que ma place est aux côtés de Caroline Fourest est un très beau compliment que j'apprécie à sa juste valeur. Quant à la franc-maçonnerie, je "'n'en suis pas", mais c'est une institution que je respecte et dont je partage les valeurs, quand bien sûr elle ne verse pas dans l'affairisme.

Si jamais Christian D. souhaitait répondre à ce billet, ce qui est parfaitement son droit, je lui conseille fortement de ne pas rejouer la grande de l'intimidation via le portable (et un numéro caché). Qu'il s'exprime à visage découvert sur ce blog. Et qu'il soit assuré que sa réponse sera publiée, car si j'ai quitté le MoDem, c'est justement parce que je suis attachée aux valeurs de la démocratie et de la liberté d'expression.

25 mars 2011

Cantonales : le MoDem s'enfonce...

blablabla.jpgOn attendait du MoDem local un sursaut. Un beau geste. Un appel tardif mais franc à voter Christophe Macé (PS) au second tour de ces élections cantonales qui vont déterminer l'avenir de La Garenne pour les trois ans à venir.

Las. Dans un billet laborieux publié hier sur son blog de campagne, Christophe Conway s'enfonce dans un discours improbable pour justifier sa position : pas de soutien officiel à Christophe Macé -qui fut pourtant son allié dans de nombreux combats menés en conseil municipal-, mais une "orientation" qui, aux dernières nouvelles, consisterait quand même à voter CONTRE Isabelle Caullery. L'option vote blanc a disparu. Une légère amélioration pour justifier une position qui demeure pourtant, au mieux frileuse et ambigue, au pire hypocrite et sournoise.

Paradoxalement, le billet de Christophe Conway comporte le terme "sincérité politique" dans ses tags (mots-clés). Drôle de sincérité qui consiste à soutenir un candidat par la négative, et de manière finalement dévalorisante pour la personne concernée, quand il aurait été possible de positiver le message. Le MoDem ne partage pas tous les points de vue du PS ? C'est normal et chose entendue. Mais cela ne l'empêchait pas d'appeler à voter POUR Christophe Macé, MALGRE ces divergences : le message aurait été clair, audible, et autrement mobilisateur pour les électeurs MoDem.

Mais nous touchons là au fond du problème : Christophe Conway souhaite -t'il vraiment mobiliser son électorat pour faire barrage à l'UMP? Il est légitime d'en douter, puisque son appel à voter contre Isabelle Caullery ne figure nulle part ailleurs que sur son blog de campagne, lu par une poignée de sympathisants. Il ne figure pas sur le tract collectif que le rassemblement des forces d'opposition diffusera. Il ne sera donc pas audible des Garennois.

Pourquoi cette réticence qui confine à la mesquinerie, alors que dans les communes environnantes, le MoDem apporte sans réserve son soutien au candidat de gauche ? S'agit-il, encore une fois, d'un pur calcul électoraliste de Christophe Conway pour se ménager l'électorat de la droite modérée ? Ou l'équipe du MoDem considère-t'-elle désormais que ses valeurs sont plus proches de l'UMP que du PS ?

On peut se poser la question : Christophe Conway, dans sa prose, n'hésite pas à défendre l'UMP contre toute tentative d'amalgame qui serait faite entre l'équipe UMP locale et le FN. Quel aveuglement! Faut-il lui rappeler que Philippe Juvin, pourfendeur acharné des mariages blancs et grand amateur de littérature d'extrême-droite, coutise ostensiblement cet électorat ? Faut-il lui rappeler l'appartenance passée d'Isabelle Caullery au RPF, parti anti-européen ? Lui faut-il une remise à niveau en mathématiques pour réaliser que si Isabelle Caullery est élue dimanche, ce sera, forcément, avec l'appui de voix du FN ???

La "sincérité politique" affectée de Christophe Conway ne résiste pas à l'analyse. Et cela m'atterre de voir son équipe se perdre dans les méandres d'une mauvaise foi qui ne peut qu'altérer son image, et discréditer la qualité du travail accompli dans le passé auprès des Garennois.

24 mars 2011

Un Front Républicain, quel Front Républicain ?

logoCAP21feuille.jpgFront Républicain : c'est l'expression du moment, reprise par tous les médias, à n'importe quelle sauce, et selon moi, galvaudée.

Dans la plupart des cas, il s'agit de décrire une sorte d'union sacrée contre une droite extrême décrite, à raison, comme antirépublicaine. Mais au risque de jeter un pavé dans la mare, je risque cette question : après avoir attisé la xénophobie, après avoir par l'intermédiaire de son chef suprême piétiné certains des principes fondamentaux de notre République (séparation des pouvoirs, indépendance de la justice...), l'UMP est-elle encore qualifiée pour prétendre faire partie d'un Front Républicain ? Il est tout de même cocasse de voir cette droite décomplexée crier au loup et se poser en rempart d'une idéologie dont elle exploite volontiers les poncifs !

A Cap 21, nous ne parlons pas de Front Républicain mais d'arc républicain, ce dernier excluant clairement toutes les composantes de la droite dure. A un moment où l'UMP contribue largement à banaliser le discours raciste du Front National, et où 40% des sympathisants UMP, nous dit-on, s'estiment proches de l'extrême-droite, cette position me semble extrêmement saine. Pour autant, je suis d'accord avec Dominique de Villepin quand il affirme que coexistent désormais en France deux droites, l'une xénophobe et décomplexée, l'autre imprégnée de valeurs humanistes héritées notamment de la démocratie chrétienne et du gaullisme social. Constatons toutefois que cette deuxième droite tarde à se manifester haut et fort.

D'une manière plus locale, ici dans les Hauts-de-Seine, le terme "Front Républicain" est également appliqué à des situations où les différentes composantes de l'opposition s'unissent pour faire barrage aux baronnies locales, celles des Balkany, Ceccaldi et de leurs vassaux. Ainsi, à Puteaux, Christophe Grébert, arrivé en tête au premier tour face au jeune représentant de la dynastie Ceccaldi, Vincent Franchi, pourra compter sur le soutien du PS et d'Europe Ecologie. A l'inverse, à Asnières et à Levallois-Nord, le candidat PS bénéficera du soutien des écologistes et du MoDem.

A La Garenne, une dynamique semblable se met en place, malgré la défection du MoDem qui a décidé de ne pas apporter son soutien officiel au candidat PS Chistophe Macé, appellant seulement à utiliser "par défaut" le bulletin Macé pour voter contre Isabelle Caullery, ou à voter blanc. Une position alambiquée et contestable, dont on sait maintenant qu'elle ne résulte en aucun cas d'une consigne départementale, comme Chrsitophe Conway avait pu le prétendre d'une manière pour le moins indélicate. Il s'agirait, nous dit-on, d'une décision prise de manière collégiale et "en conscience" par le bureau du MoDem local. Curieuse consience, qui consiste à fuir ses responsabilités !

Mais au fond, qu'importe le MoDem et les circonvolutions du discours de Christophe Conway. La situation est simple : soit la candidate UMP l'emporte avec l'appui de voix du Front National, -ce qui ne devrait guère lui poser de problème de conscience étant donné son appartenance passée au RPF-. Soit nous réussissons l'union de toutes les voix opposées à la droite dure, et nous renvoyons Isabelle Caullery dans ses quartiers à Neuilly.

Le match est serré, mais il peut se gagner. Chaque voix compte. Je compte sur vous.

 

 

 
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