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21 octobre 2010

"La France n'a plus confiance en ses jeunes".

Ce n'est pas moi qui le dit, mais Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, dans un très bel article paru dans Médiapart : 

"Depuis plusieurs années la France n'a plus confiance en ses jeunes, elle ne les respecte plus, pas plus que leur parole. En leur déniant le droit de se mobiliser -à coups d'exclusions, de gaz lacrymogènes voire de flashballs-, en cherchant à les assimiler à des délinquants, on les maintient dans une précarité civique (...), alors qu'on est prêt à les mettre en garde à vue dès 13 ans". 

Pour lire l'intégralité de l'article : http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-media...

PS : merci à Nordine pour avoir publié le lien vers Médiapart sur Facebook... eh oui Facebook permet aussi de partager la réflexion! C'est pourquoi je m'y suis risquée depuis quelques heures!!

19 octobre 2010

Et maintenant ?

Sarkozy a cherché l'affrontement. Il l'a. Il n'y a plus guère que Fillon pour oser encore affirmer que "le mouvement s'essoufle... mais se radicalise". Traduire, dans la bouche du chef du gouvernement : beaucoup de (bons) français seraient prêts à se résigner, mais il y en a quand même une minorité pour mettre le b....

Discours étonnant quand, dans le même temps, les journalistes relèvent des mobilisations record à Marseille, mais aussi à Bordeaux, Rennes, Tarbes... Quand de nouveaux salariés se mettent à débrayer, professionnels de la petite enfance, éboueurs... Quand les ruraux rejoignent les citadins, les salariés du privé défilent aux côtés des fonctionnaires, et cela, toutes générations confondues! 

Les lycéens, rejoints par les étudiants, occupent toujours le devant de la scène. Et les slogans deviennent plus créatifs. J'en retiens un, qui résume bien la question de société posée par cette contre-réforme des retraites :

"Mamie, raconte-moi une histoire! Non, j'ai pas le temps, je vais travailler..."

 

15 octobre 2010

Manifs lycéennes : deux poids, deux mesures...

L'injustice et l'inégalité de traitement sont décidément devenues des constantes dans notre société. 

Mardi dernier, très tôt le matin : les lycéens d'Albert-Camus (92) organisent une manifestation devant leur établissement. Pour en bloquer l'entrée principale, ils vont "emprunter" des poubelles au marché couvert des Vallées, tout proche. La police, présente, intervient. Les jeunes en sont quitte pour un bon savon : déplacer des poubelles, c'est un vol, il faut aller les remettre à leur place. Les jeunes obtempèrent et le reste des évènements se passe sans incident. Hier, lorsque les mêmes lycéens décident d'aller manifester à Paris en rejoignant leurs camarades de Paul-Lapie (Courbevoie) et de Léonard-de-Vinci (Levallois), ils bénéficient d'une escorte policière qui assure leur sécurité et le trajet se déroule dans une ambiance bon enfant.

Hier matin, à Montreuil (93) : un blocage s'organise dans le calme devant le lycée Jean-Jaurès. Des CRS équipés de tout le matériel anti-émeute débarquent en nombre, et, selon plusieurs témoins, essaient de dégager l'accès à l'établissement. Geoffrey, 16 ans, tente de s'emparer d'une poubelle. Il essuie un tir de flashball qui lui occasionne plusieurs fractures au visage et un hématome derrière l'oeil. La situation dégénère. Grenades lacrymogènes et matraques d'un côté. Canettes de soda de l'autre. 

Pourquoi cette différence dans l'attitude de la police ? Qu'est-ce qui peut justifier un usage aussi disproportionné de la force publique ? 

En regardant hier soir le journal télévisé, mon fils, choqué et profondément écoeuré, a résumé la situation : 

"Alors, quand t'habites le 9-3 et que t'as un sweat à capuche, t'es direct un délinquant et les flics peuvent te tirer dessus..."

 

 
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